Tribunes politiques

Conformément à l’article L2121-27-1 du Code Général des collectivités territoriales, les élus des communes de 3500 habitants et plus, ont le droit d’expression dans les publications générales de la Ville, dans un espace réservé à cet effet.

Retrouvez les articles publiés dans la rubrique “Débattre” du magazine municipal “Vivre Quimperlé – Bevañ Kemperle”. Ils sont la libre expression des groupes qui constituent le Conseil municipal. Ils n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

Janvier 2020

QUIMPERLÉ, VILLE D’ART, D’HISTOIRE, DE PATRIMOINE ET DE CULTURE

L’année 2019 s’est achevée par une excellente nouvelle : l’obtention du label « Pays d’Art et d’histoire ».

La reconnaissance d’un travail de très longue haleine menée par des municipalités successives et animé et coordonné ces dernières années par Quimperlé communauté. Un label national qui va à n’en pas douter s’avérer être un incontestable atout pour valoriser les patrimoines vivants, bâtis et naturels de notre territoire, le rendre encore plus agréable à vivre et attractif.
Cette année encore Quimperlé va donc vivre au rythme de ses événements culturels et des actions de médiation pour rendre accessible à tous les publics, le riche patrimoine de notre cité. Avec pour objectif de répondre aux engagements que nécessite le label, Quimperlé se doit en effet de mener une politique encore plus ambitieuse de sensibilisation des habitants, des visiteurs et du jeune public à la qualité du patrimoine, de l’architecture et du cadre de vie. Un véritable projet d’éducation artistique et culturelle que nous bâtissons avec de nombreux partenaires associatifs et institutionnels.

Ainsi, pour la grande exposition de l’été 2020, nous avons choisi de présenter une rétrospective des œuvres de l’artiste quimperlois Xavier Krebs à la Chapelle des Ursulines, la Maison des Archers et la médiathèque. Enfant du pays, né en 1923 à Quimperlé et mort à Montauban en 2013, Xavier Krebs puise ses premiers souvenirs sur notre territoire, dont les premières visions sont marquées par les couleurs des voiles, la transparence de l’eau, les paysages entre terre et mer. Il quittera la Bretagne à 17 ans pour y revenir 10 ans plus tard travailler comme émailleur aux faïenceries Keraluc. Il sera alors le premier à introduire l’abstraction et réalisera une œuvre singulière aux couleurs vibrantes, dont l’influence bretonne est omniprésente.

Sa famille est ancrée dans l’Histoire de Quimperlé, du Barzaz Breizh écrit par son aïeul théodore Hersart de La Villemarqué aux paysages à l’aquarelle de son père ou de sa tante, Marguerite Paulet. Le parcours de l’exposition racontera ces ancrages et les cheminements artistiques de xavier Krebs dans toute leur multiplicité.
Nous aurons grande fi erté de révéler au grand public l’oeuvre de cet artiste dont la création contemporaine a trouvé son inspiration et sa naissance sur notre territoire et à travers nos paysages. Une plongée dans l’abstraction, la contemplation et la méditation par l’art à partager sans modération.
En attendant ce beau moment de partage et d’émotion nous vous souhaitons à tou·te·s et à tous, une année sereine et lumineuse.

Quimperlé en Marche, majorité municipale

UNE VISION DIFFÉRENTE

Ilot Rue Leuriou, Centre Guéheno, ancienne école d’infirmière, espace de Kerjégu, les divers équipements structurants qui apparaitront vont changer radicalement et durablement toute cette partie de la ville dans un futur très proche.

En effet, sur ces emplacements sont prévus :

  • – une Résidence inclusive (dont 24 logements principalement pour adultes handicapés et personnes âgées),
  • – un nouveau Conservatoire de danse et musique
  • – une Maison des Services Publics (MSAP)

Il est donc très important de réfléchir à leurs implantations d’une façon intelligible et pertinente.
Actuellement, la Municipalité Quernez envisage d’installer le conservatoire avec un parking souterrain de 25 places et un auditorium réservé au seul conservatoire sur l’emplacement actuel du centre Guéhenno et la Maison des services sur l’emplacement de l’ex-école d’infirmière rue de l’hôpital Frémeur, ce qui est totalement incohérent.

Nous proposons une toute autre articulation beaucoup plus pragmatique avec un regard plus global :
Nous soutenons le choix de l’ilot Leuriou pour construire la Résidence Inclusive parce que ce qu’il dynamisera ce quartier qui en a besoin.
En revanche, pour nous, la Maison des Services (MSAP) devra se situer en lieu et place de l’actuel Centre Guéhenno et non dans le bas de la rue de l’hôpital Frémeur.
Sa proximité immédiate avec la Résidence Inclusive, en plein cœur de la haute ville, sera, de ce fait, une localisation beaucoup plus accessible et judicieuse
Le futur conservatoire de musique et de danse (et une vraie salle de spectacle de 500 places à disposition de tous les Quimperlois, que nous préconisons) pourra être accueilli sur le site de l’ex-école d’infirmières, d’autant plus que l’on peut utiliser la configuration géographique exceptionnelle de l’espace Kerjégu en forme d’amphithéâtre naturel pour y aménager une scène extérieure avec gradins pouvant accueillir spectacles et évènements musicaux, théâtraux…

L’ensemble Conservatoire Amphithéâtre et médiathèque formant un espace cohérent et bénéficiant du parking Winston Churchill situé à côté.
Quimperlé pourrait prendre à sa charge la différence pour augmenter la jauge de l’auditorium de 250 places et passer ainsi d’un auditorium à une véritable salle de spectacle dont notre ville centre a besoin.

Cette salle pourrait s’inscrire dans un partenariat culturel avec les salles existantes sur l’interco.

Toutefois, rien ne doit se faire sans la consultation et la validation formelle des Quimperlois.

Meilleurs voeux à toutes et à tous !

Alain Kerhervé, Marc Duhamel, Serge Nilly et Soazig Cordroc’h

Octobre 2019

POUR QUE LES MENTALITÉS CHANGENT
POUR L’ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

La Ville de Quimperlé a fait le choix de s’engager de manière volontariste dans la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes en intégrant depuis plusieurs années des mesures visant à diminuer les inégalités au sein de la collectivité et en signant, le 8 mars 2018, la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale. Cet engagement en faveur de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes s’est traduit par l’intégration de ce principe dans nombre d’événements ou actions concrètes mis en œuvre par la municipalité depuis le début du mandat.

Ainsi nous avons créé les RD V « Sous les paupières des femmes », qui, autour du 8 mars, permettent de mettre en valeur les actions des femmes, nous nous sommes également attachés à proposer des tarifs attractifs afin de permettre l’accès à la culture au plus grand nombre et ainsi être plus égalitaires face aux loisirs, que ce soit pour le cinéma (tarif unique de 4€ pour événements organisés par la ville) ou les spectacles (3,5,8 € et 12 sur place) ou encore la carte unique à 10€ mise en place dans les médiathèques du territoire. Nous avons par exemple créé un vestiaire dédié aux sportives au stade Alexis Toulliou…

Pour ce qui est de notre fonctionnement interne, un gros travail a été fait pour normaliser les horaires atypiques de certains métiers comme celui des agents d’entretien et la mise en place de nouvelles règles RH a permis la mixité systématique des jurys de recrutements. Nous sommes également attentifs à la féminisation des métiers dits masculins, et inversement. En cela, la campagne et la création d’un logo « Nos métiers n’ont pas de sexe » élaborés en partenariat avec Quimperlé Communauté participe grandement à ces changements de mentalités tout comme la sensibilisation du personnel encadrant à la politique de genre et d’égalité.

Toutes ces actions sont valorisées dans le premier plan d’actions Egalité qui a été proposé au conseil municipal du 3 octobre avec de nombreuses nouvelles actions dans les domaines aussi divers que le cadre de vie, le social, l’éducation, la culture, le sport, le milieu associatif… Pour que les mentalités changent et que l’égalité progresse !

Quimperlé en Marche, majorité municipale

LE BLEU NE CACHE PAS LA MISÈRE

A l’heure de l’inauguration du chemin bleu d’un coût de près de 400 000 € TTC (dont les illuminations ne seront bien sûr visibles que de nuit…) de bien vilaines « verrues » s’offrent à nos yeux toute la journée… et gâchent honteusement l’attractivité de notre cité.

Pour n’en citer que quelques-unes : l’ex agence bancaire « CIC » quai Brizeux incendiée et abandonnée en l’état ; l’ex garage « FIAT » route de Lorient, complètement délabré, avec ses vitrines misérables ; l’ex café « Chez Jeannine » rue de l’hôpital Frémeur et ses étais barrant la route depuis plus de 6 mois ; l’ex magasin de la rue Savary avec ses fenêtres cassées et refuge de pigeons ; sans oublier l’ex garage « Le Ny de Noges » dont il faudra, si rien n’est fait, traverser les ruines… pour accéder à ce « chemin bleu » présenté comme LA réussite de cette mandature.
Car celui qui visite Quimperlé ne voit pas les lumières bleues mais contemple la laideur de ces bâtiments laissés à l’abandon et la saleté des coins poubelles… Les fleurs ne cachent pas la misère…

Mais voilà, pour réparer ou faire réparer par leurs propriétaires ces lèpres urbaines il faut une volonté du maire ! Ce qui, visiblement, n’est pas à l’ordre du jour.

Alain Kerhervé, Marc Duhamel, Serge Nilly et Soazig Cordroc’h

Juillet 2019

ENVIRONNEMENT : AU QUOTIDIEN AGISSONS ENSEMBLE

Si la protection de la biodiversité est une exigence de nos concitoyens, sa mise en œuvre par la collectivité demande une adaptation de nos pratiques dans l’entretien des espaces publics. La Ville de Quimperlé est passée au zéro-phyto depuis 2017. Et si tout le monde salue le retour des coquelicots dans la ville, des voix s’élèvent parfois contre les pissenlits dont les fleurs font pourtant le bonheur des abeilles. Il nous faut désormais plus de tolérance pour les mal nommées «mauvaises herbes», signe d’un environnement préservé. Le service espaces verts a mis en place une nouvelle gestion, dite différenciée, pour répondre à la fois aux attentes des Quimperlois et aux enjeux écologiques.

Lieu symbolique, le cimetière est en cours de végétalisation et les entre-tombes inaccessibles au désherbage mécanique sont recouvertes d’une résine pour limiter la pousse des adventices. Ailleurs, Place Lovignon notamment, c’est une expérimentation de fleurissement des pieds de murs qui est en cours avec la collaboration active des riverains. À terme, cela nous permettra de conjuguer esthétique et efficacité écologique. Des insectes plus nombreux nourrissent aussi une chaine alimentaire indispensable à nos rivières.

La gestion de l’arbre est également l’objet de toutes nos attentions. Dès 2020 va être mis en place un plan pluriannuel de gestion, en collaboration avec un arboriste et Bretagne Vivante, notre interlocuteur depuis plusieurs années. Car en ville l’arbre souffre et a besoin d’être choisi, planté et élagué avec soin pour faire face aux contraintes d’un environnement hostile. Un arbre mal adapté a une longévité moindre. À Quimperlé, cette prise de conscience environnementale est également citoyenne. Dans les quartiers des habitants prennent à leur charge des espaces délaissés pour en faire des lieux de convivialité. D’autres participent à des journées de sensibilisation, comme le désherbage du cimetière. Des jeunes consacrent leur temps libre à collecter les déchets dans les parcs.

C’est cette volonté commune qui nous a incités à concourir pour la 4e fleur. Ce label est avant tout une démarche d’excellence. Et si le fleurissement estival est le point d’orgue de l’année mettant en avant le savoir-faire de nos jardiniers, c’est la manière dont nous gérons notre cadre de vie qui sera jugée. Un cadre de vie qui a besoin de l’engagement de chacun d’entre nous pour que de bonnes pratiques installent définitivement les coquelicots dans notre cité.

Quimperlé en Marche, majorité municipale

LES QUIMPERLOIS ONT LE DROIT DE DONNER LEUR AVIS !

L’aménagement du centre-ville historique appelle de notre part certaines remarques de fond. Fondamentalement, cet aménagement ne peut être qu’un projet d’ensemble avec une vision globale. Il n’est pas sain de vouloir le faire valider par tranches, considérant ainsi qu’il sera mieux digéré par les Quimperlois. Ce projet global aurait dû, pour être compréhensible, identifier ce qui sera nouvellement créé ou aménagé, mais aussi déterminer la nouvelle utilisation des locaux libérés : que deviendra l’ancien conservatoire ? Que faire du terrain des anciennes fonderies Rivière ?

Le projet multi-tranches que le Maire propose n’est pas partagé par les Quimperlois. Le déménagement du conservatoire de danse et de musique nous est imposé sans concertation, même chose pour la déconstruction-reconstruction du bâtiment « sport des îles » (alors que d’autres options plus novatrices existent), tout cela avant d’avoir une vision claire et efficace du devenir des Halles alors que tous ces projets sont liés.

Ne pas confondre vitesse et précipitation, c’est la sagesse ignorée par la municipalité Quernez. La plupart des actions envisagées sont soumises à la demande de subventions pour lesquelles nous n’avons aucune certitude sur l’attribution de tout ou partie. La réflexion la plus élémentaire qui est la nôtre serait d’attendre ce retour de la Région avant d’engager ces actions.

Depuis le début de ce projet, les Quimperlois n’ont pas été consultés. Lors des réunions publiques organisées par la majorité municipale, ils sont juste mis devant le fait accompli. Nous avons souligné à plusieurs reprises ce déficit de prise en compte de l’avis des Quimperlois. Un projet différent existe pour l’aménagement du centre-ville, et il appartient à la population de choisir en connaissance de cause. Nous avons fait une proposition de Référendum d’Initiative Communal (RIC) partant du principe qu’un tel projet global devait avoir l’approbation de la majorité des Quimperlois. Cette proposition de RIC, le Maire l’a rejetée.

Pour que la démocratie s’exprime, ce projet aurait dû être différé afin de permettre aux candidats aux élections municipales de mars 2020 d’inscrire dans leur programme leurs visions du Quimperlé de demain. Les électeurs auraient fait leur choix ! Le Maire a refusé aux Quimperlois le droit de choisir !

Martine Brézac, Alain Kerhervé, Françoise Cordroc’h, Marc Duhamel, Yvette Bouguen, Serge Nilly.

Avril 2019

POURSUIVRE NOS EFFORTS POUR REDYNAMISER NOTRE CENTRE-VILLE

Des commerces vides, des logements vétustes ou non adaptés aux besoins des familles. Les villes moyennes de notre pays sont malheureusement très nombreuses à connaître ces difficultés. L’AMI, (Appel à manifestation d’intérêt) de la région bretagne vise à soutenir les communes qui s’engagent notamment à lutter contre la vacance de ces logements et commerces.

Des réaménagements urbains d’importance ont déjà redonné un nouveau visage à notre cité. La gare et son pôle multimodal, le rond-point du pont de Moëlan, le carrefour Arthur Courtier facilitent l’accès à la haute-ville. L’aménagement des berges de l’Isole, la réhabilitation de l’Hôpital Frémeur ont mis en valeur le cadre de vie et le patrimoine historique quimperlois.

Il nous faut aujourd’hui aller plus loin et répondre aux évolutions de notre société en matière de consommation, de déplacements et de loisirs ainsi qu’aux défi s du vieillissement et du handicap. En haute ville, la Maison de service Au public, avec la réhabilitation de l’ancienne clinique de l’Humeur, permettra de regrouper de nombreux services dans le domaine de l’emploi, des prestations sociales, familiales, en direction de la jeunesse et de la vie associative et poursuivra la mise en valeur de l’espace Kerjégu.

Le centre Guéhenno libéré laissera la place au nouveau conservatoire de musique et de danse, permettant ainsi la recomposition urbaine et paysagère du quartier et le renforcement de son attractivité commerciale avec la réhabilitation de la rue Génot. La requalification du cœur d’îlot Leuriou prévoit une résidence service de 24 logements adaptés aux personnes âgées autonomes et handicapées, aux jeunes travailleurs, une salle associative, une traversée piétonne vers la rue de Mellac et du stationnement.

En basse ville, la redynamisation des halles s’accompagnera de la rénovation des friches commerciales de la place Hervo avec, à la place de sports des Iles et de la Vieille Bretagne, deux locaux commerciaux et six logements. Quant au Chemin bleu de l’artiste Yann Kersalé, il va se poursuivre sur les sites du pont Fleuri, de l’ancien pigeonnier situé derrière l’office de tourisme, et de la rue des abattoirs. Enfin, en entrée de centre-ville et hyper-centre, la reconfiguration de la rue de pont Aven en accompagnement d’une opération d’habitat au cœur de l’îlot saint-Yves et l’aménagement des zones 30, participeront à un meilleur partage des différents modes de déplacement.

Adoptée à l’unanimité du conseil Municipal, notre candidature à l’AMI permet d’espérer un financement conséquent pour ce projet global qui dessinera le Quimperlé de demain. Et pour lequel nous travaillons d’arrache-pied

Quimperlé en Marche, majorité municipale

LES QUIMPERLOIS DOIVENT POUVOIR S’EXPRIMER

Les Quimperlois ont appris par la presse que le nouveau conservatoire de musique et de danse s’installera à la place du Centre Guéhenno.

Il est important de rappeler que depuis plusieurs années, le Maire a laissé planer la possibilité d’un choix entre la haute-ville ou le maintien d’un tel équipement en basse-ville. Pour accréditer cette alternative, la ville s’est offert le terrain en bord de l’Isole sachant qu’il se situe en zone inondable. Les Quimperlois ont été trompés. Au-delà même du positionnement de ce nouvel établissement culturel dont le coût dépassera in fine les 9 Millions d’euros, ce qu’il convient de retenir, est que cette décision a été prise par Quimperlé communauté.

Un tel projet d’envergure dont l’emplacement est essentiel pour la basse-ville a été décidé :
> sans consulter les Quimperlois(es), mais en affirmant le 28 janvier devant une soixantaine d’habitants réunis pour évoquer l’avenir des Halles de la basse-ville qu’aucune décision n’était encore prise
> sans prendre en compte la position des élus Quimperlois, et notamment notre proposition de faire un choix en toute connaissance sur les deux sites annoncés, par un Référendum d’Initiative Communale des électeurs quimperlois.

Ce projet mérite d’être reconsidéré. Refuser une telle proposition, c’est dénier le droit aux Quimperlois de s’investir dans l’avenir de notre cité. Michaël Quernez affirme qu’il appartient au président de Quimperlé communauté de tout décider sur ce nouvel équipement, y compris le moment ou nos citoyens doivent être informés. En agissant ainsi, le Maire n’exerce pas toutes ses obligations envers les Quimperlois. Est-ce la seule fois ? non.

L’été dernier, Michaël Quernez ignorait l’installation future d’un établissement de Triscalia sur notre territoire. C’est nous, élus d’opposition, qui l’avons informé. En Conseil municipal, sur ce sujet, une nouvelle fois, le Maire considère que ce problème concerne exclusivement l’intercommunalité, impliquant à son avis une “nécessaire confidentialité”. La ville de Quimperlé ne peut accepter que des domaines aussi importants ne soient pas « partagés » avec la ville-centre. Alors que nous regrettons amèrement le départ de “la palourdière”, nous voyons tout l’intérêt que doivent porter les élus quimperlois sur tous les sujets concernant notre ville.

Le Maire ne peut se laisser dessaisir de responsabilités essentielles concernant l’attractivité de la ville-centre. L’intercommunalité doit rester un outil au service des communes, pas l’inverse.

Alain Kerhervé, françoise Cordroc’h, Marc Duhamel, Serge Nilly.

Janvier 2019

SE BATTRE DE TOUTES NOS FORCES POUR LE COMMERCE DE CENTRE-VILLE

En 2014, nous avons hérité d’une situation délicate aux halles. Dans un contexte de crise économique, si quelques belles réussites ont permis à des commerçants de créer leur propre boutique, d’autres ont quitté la profession (retraite, maladie, liquidation judiciaire). Les candidats à la reprise se sont faits rares, malgré nos efforts pour les rendre plus attractives.

Dès 2014, nous avons réuni les commerçants pour revoir le règlement intérieur : horaires d’ouverture, travaux d’amélioration des locaux, présence quotidienne du régisseur. Nous avons maintenu des loyers bas : 4,67 % de hausse lors du mandat précédent, 1,69 % entre 2015 et 2018. Le prélèvement mensuel a remplacé des paiements trimestriels trop lourds et permis d’apurer les dettes.

Aujourd’hui, il est temps de donner une nouvelle identité à ce lieu apprécié des Quimperlois. Nos halles doivent s’adapter aux nouveaux modes de consommation, devenir la locomotive du commerce de la basse-ville, s’intégrer dans un parcours de consommation qui prendra aussi en compte nos marchés et l’offre de proximité.

Cette perspective est un virage à ne pas manquer. Un cabinet d’experts nous accompagnera dans la co-construction de ce projet avec les commerçants et les consommateurs. Il nous faut densifier l’offre commerciale en centre-ville. Car la dégradation des commerces ne date pas d’aujourd’hui. Nous avons aussi engagé une démarche d’acquisition de friches notamment grâce à un fonds de concours de Quimperlé communauté. Place Hervo, fin 2020, deux commerces et des logements prendront la place de “Sports des îles” et de “La Vieille Bretagne”.

Si la Ville ne peut acquérir toutes les friches commerciales, souvent abandonnées par les propriétaires, notre engagement a donné un signal fort et encouragé des rénovations dans le secteur privé. En 2017, on a compté 17 ouvertures commerciales pour 10 fermetures. Ce mouvement s’est poursuivi en 2018. Une concertation a été également engagée avec les propriétaires de la rue Savary pour favoriser l’installation d’artistes grâce à des baisses de loyers. Un flyer « parcours des créateurs » guide les touristes entre les deux pôles de notre centre historique.

Enfin, depuis le début du mandat, le magazine municipal et notre page Facebook présentent chaque nouvel arrivant afin de l’intégrer au mieux aux autres commerces de proximité. Car c’est bien ce petit commerce qui fait l’attractivité des centres urbains.

Quimperlé en Marche, majorité municipale

NOS MEILLEURS VOEUX POUR 2019

Les évènements de la fin d’année 2018 nous ont amené à nous poser tous des questions. L’action de l’équipe municipale en place est-elle suffisamment lisible et répond-elle à l’attente des Quimperlois ?

Il faut nous pencher rapidement sur quelques sujets importants pour Quimperlé tout d’abord nos transports en commun : ils ne sont pas adaptés aux besoins et aux habitudes des habitants. Nous demandons la gratuité de ce service.

Cette première question mériterait d’être complétée par le déploiement d’un plan de déplacement doux pour la ville. Ce plan permettrait de mieux répartir l’espace public entre les utilisateurs. Encore trop de trottoirs sont utilisés par des voitures gênant les parents avec poussette ou les personnes en situation de handicap. Par ailleurs, la place du vélo pourrait largement être améliorée. A quand de véritables pistes cyclables dans le pays de Quimperlé ?

Notre ville souffre d’un déficit récurent de l’attractivité de son centre-ville. De nombreux commerces de proximité, qui le plus souvent proposent des produits de qualités sont aujourd’hui menacés. Il est plus que temps d’avoir une véritable ambition pour nos halles (commençons par la gratuité pendant un an pour tous les commerçants des halles). Si elles sont abandonnées comme aujourd’hui, il est impossible d’avoir une politique de développement de notre centre-ville !

Notre équipe espère que ces projets porteurs nous aideront à mieux vivre dans notre cité ! Nous souhaitons à tous les Quimperlois une excellente année 2019.

Erwan Balanant, Martine Brézac, Alain Kerhervé, Françoise Cordroc’h, Marc Duhamel, Yvette Bouguen, Serge Nilly.

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